Trets a rendu hommage au Général de Gaulle ce 18 juin 2018


P1810635L’année dernière, pour cause d’élections législatives, les Élus et les Anciens Combattants n’avaient pas pu célébrer le 77ème anniversaire de l’Appel du Général de Gaulle.

Le 18 juin 2018, Monsieur le Maire avait donc convié, comme chaque année, la population à venir se recueillir au Monument aux Morts.

La cérémonie de commémoration de l’Appel du Général de Gaulle a débuté à 18h30 et a réuni élus et habitants autour du devoir de mémoire.


Maurice CHAGNY, Président des Anciens Combattants de Trets, a livré le message que le Général de Gaulle a lancé ce fameux 18 juin 1940 :
« Septembre 1939 : les hordes hitlériennes déferlent sur la Pologne.
Mai 1940 : les blindés allemands traversent les Ardennes. L’armée française s’effondre, même si un colonel visionnaire devenu général, Charles de Gaulle, parvient à faire reculer la Wehrmarcht à Moncornet et à Abbeville.
Juin 1940 : de Gaulle refuse d’accepter l’armistice demandé par l’état-major français et le maréchal Pétain. Depuis Londres, le 18 juin, il lance son appel à la poursuite des combats. Il veut sauver la nation, pour affirmer les droits et la grandeur de la France éternelle qu’il incarne alors.
Voici l’appel  qu’il lança ce jour jour-là, 18 juin 1940, je cite :
« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées française, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

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Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique terrestre et aérienne de l’ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dit que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».
Charles de Gaulle
Extrait de discours de guerre
Vive la République – Vive la France »
(Seul le prononcé fait foi)

Monsieur le Maire a livré un discours personnel à l’assemblée suivi du message de Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées :
« Le 18 juin 1940, le Général de Gaulle refusait la défaite lorsqu’il prononça son discours à la radio de Londres, appelant les soldats français à rejeter l’armistice avec l’Allemagne nazie.
Aux yeux de ce général alors encore inconnu, une défaite ne pouvait signifier une capitulation. La victoire ne devait pas être sacrifiée au nom de l’extrémisme nazi. C’était le refus de se soumettre à la brutalité.
Par son discours, le Général de Gaulle faisait naitre l’idée de la France Libre.
Par sa bravoure, il ranimait l’étincelle de l’espoir au sein d’une nation brisée.
Aujourd’hui, l’appel du 18 juin reste plus que jamais le symbole d’une nation française caractérisée par son honneur, son espérance et son audace lorsqu’elle s’interdit d’accepter le fatalisme.
Avec ce discours s’éveillait l’idée d’une France qui se battrait toujours pour défendre ses valeurs fondamentales, notamment la liberté, l’égalité et la fraternité.
C’est ainsi notre devoir de continuer à les défendre avec fermeté, comme l’avait fait Charles de Gaulle il y a 78 ans. 
Il est essentiel de transmettre aux générations futures l’héritage moral de la France qui est fondée sur le courage, la détermination et le volontarisme ».
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Message de Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées – Journée nationale commémorative de l’appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi – 18 juin 2018
« La France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! »
« Ce 18 juin 1940, la voix qui résonne sur les ondes de la BBC est celle d’un inconnu du grand public. Il a 49 ans, il a récemment été promu général et est désormais ancien sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre. Cet instant le jette « hors de toutes les séries », aux pieds d’une des épopées les plus audacieuses.
Son dénouement ? Le salut de la Patrie.
Il parle haut, il parle clair, il parle vrai. Charles de Gaulle s’exprime en Français rassembleur et en soldat résolu. Au bout des ondes, c’est l’espoir ranimé. Ce sera un jour l’honneur retrouvé et enfin la France libérée.
Ce 18 juin, la France est foudroyée par la débâcle : Paris est à l’heure allemande depuis quatre jours, le gouvernement du maréchal Pétain a demandé à cesser le combat, des millions de civils sont précipités sur les routes et connaissent l’exode.
Dans ce moment de détresse nationale, Charles de Gaulle incarne un autre chemin que celui de l’abandon. Il appelle à continuer la lutte, il propose une vision mondiale de la guerre qui dépasse le renoncement métropolitain. Il pressent que les armées, alors submergées, sauront demain poursuivre victorieusement le combat.
Les couleurs sont hissées : la France n’a pas tout entière renoncé. Ce message qui traverse la Manche est peu entendu sur l’instant. Il a été davantage lu.
Le premier des appels de juin 1940 est fondateur. Il est l’étincelle de la résistance française. Il est le souffle du premier « non » qui attise la flamme auprès de laquelle la France Libre a grandi. Auprès de laquelle la France Combattante a lutté sur tous les fronts.
En cette journée nationale, la Nation célèbre l’espoir et la volonté du général de Gaulle. La France salue toutes celles et tous ceux qui ont dit non à l’asservissement et à la défaite, qui ont refusé la collaboration et qui ont pris les armes contre l’ennemi.
Nous honorons la force de l’engagement et du sacrifice des hommes et des femmes qui ont permis d’accomplir les promesses du 18 juin.
Cet Appel fut un moment décisif de notre histoire nationale et demeure aujourd’hui une référence essentielle de notre mémoire collective. Il proclama avec force et ferveur une « certaine idée de la France » dont il nous faut, sans relâche, continuer d’être dignes ».
(Seul le prononcé fait foi)
Il a ensuite été procédé aux dépôts de gerbes.
Jean-Claude FERAUD, Maire de Trets et Vice-Président du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône, a déposé la gerbe de la Ville de Trets.
CHIARELLO Sabin et Paul MOUTTE ont déposé ensemble la gerbe des Anciens Combattants.
Après la sonnerie aux morts et une minute de silence, Madame Laurence BAGNIS, Cheffe de chœur, et Monsieur Dominique BELLENGER, Président du Foyer Rural de Trets ont interprété la Marseillaise.
Monsieur le Maire et Monsieur CHAGNY ont ensuite salué les Anciens Combattants, pompiers, gendarmes, portes-drapeaux et policiers municipaux en terminant par les membres de la chorale du Foyer Rural.
La cérémonie s’est achevée autour d’un apéritif convivial offert par la Municipalité.