Le projet de la Maison Alzheimer renaît de ses cendres


Avancée des travaux au 5 avril 2017

Avancée des travaux au 8 mars 2017

Le terrain a été totalement déblayé et les premiers travaux de fondation ont démarré.


Avancée des travaux début mars 2017

Les gravas ont été évacués du chantier, les arbres morts arrachés et le piquage a été réalisé par le géomètre. Les réunions de chantier de poursuivent avec la Municipalité et les entreprises.

Photos : I. LOLL

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Avancée des travaux début février 2017

Toute la structure a été rasée et les fondations sont en cours de démolition. Un engin broie les morceaux de béton pour en faciliter l’évacuation.

Photos : Isabelle LOLL


En cette fin janvier, l’embryon des bâtiments de la maison Alzheimer située Quartier Bourdin Ouest a été totalement rasé. Cette structure, qui devrait accueillir aujourd’hui des personnes âgées souffrant de la maladie d’Alzheimer, avait été abandonnée en cours de construction et le projet vient d’être repris en main après une très longue procédure judiciaire.

La bâtiment et ses fondations devenus inadaptés vont être totalement détruits par le repreneur du projet « Colisée Patrimoine » et une nouvelle structure d’accueil pour personnes âgés souffrant de la maladie l’Alzheimer va être construite.

Retour sur l’historique de ce projet :

La Commune de Trets, en la personne de son Maire de l’époque M. Roger TASSY, a délivré à la SCI THOLOS, en date du 6 février 2008, un permis de construire n° 13 110 07L0080 pour la construction d’une résidence pour personnes âgées dépendantes type « Alzheimer » sur un terrain d’une surface de 10 000 m², cadastré BH 368, sise Bourdin Ouest.

Dans ce quartier, l’institution d’une Participation pour Voirie et Réseaux (PVR) avait été décidée par le Conseil Municipal en 2007, destinée à la prise en charge partielle des travaux nécessaires à la desserte correcte de l’ensemble du quartier. Le montant mis à la charge des bénéficiaires de permis de construire avait été fixé à 16,80 €/m2, qui était censé permettre de réaliser une grande partie des travaux du quartier.

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Or, sans véritable planning de travaux concernant la voie à aménager, ni réflexion globale sur la requalification du secteur, ce montant s’est avéré très en deçà des besoins réels, évalués en réalité à plus de 3 millions d’euros… puisqu’à ce jour, seuls 433 000 € ont été encaissé au titre de cette PVR, sur un quartier déjà très urbanisé.

En application du montant de 16,80€/m², le montant mis à la charge de la SCI THOLOS n’était que de 168 000 € ( 16,80 € x 10 000 m²).

Afin de prendre le temps de déterminer avec précision le montant total des travaux à réaliser, la nouvelle équipe municipale a souhaité procéder au retrait de ce permis, mais s’est heurtée aux délais légaux qui l’ont empêché de retirer ce PC.

Elle a aussi souhaité calculer, de façon rationnelle, le montant de la PVR et l’adapter au coût réel des travaux. Or, la loi l’en a à nouveau empêché car un premier permis de construire avait déjà été délivré, et que dans ce cas-là, le montant de la PVR au m² ne peut être modifié… la situation était alors inextricable.

Le chantier a ensuite démarré en 2008-2009 (murs et toiture), puis il a été interrompu pendant plusieurs années. Les travaux n’ont d’ailleurs jamais repris. La Police Municipale en a fait le constat de manière régulière, et la caducité du permis de construire a été constatée par arrêté du Maire, les travaux ayant été interrompus durant plus de 2 ans.

De façon assidue, la Commune a recherché avec l’aide de la Perception les représentants de la SCI, afin qu’ils honorent leur dette de 168 000 €, au moyen de plusieurs courriers les sommant de mettre leur construction squattée en sécurité, d’assurer la stabilité des tuiles qui s’envolaient régulièrement, de baliser leur chantier. Ces demandes sont demeurées vaines et les personnes concernées introuvables.

Ils ont « refait surface » en 2013, en prétendant avoir trouvé un repreneur, mais le projet n’a pu se faire, faute de garanties.

Ce n’est qu’en 2014 que Monsieur et Madame SOTTON, représentants de la SCI, ont enfin présenté à la Commune un repreneur fiable, la société COLISÉE PATRIMOINE, nationalement reconnue dans le domaine de l’accueil des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Une demande de transfert de permis a été déposée par COLISÉE PATRIMOINE en date du 23 juillet 2014, mais la Commune a refusé ce transfert au motif de la caducité constatée du permis initial datant de 2008.

Les époux SOTTON ont demandé l’annulation de ce refus de transfert de permis devant le Tribunal Administratif.

Entre temps, le groupe COLISÉE PATRIMOINE a conclu, au vu de l’état du chantier, qu’il valait mieux démolir l’édifice existant et repartir sur un nouveau projet. Un nouveau permis de construire a donc été délivré début 2015.

Au terme de plusieurs échanges avec la Commune, la SCI THOLOS s’est désistée de son recours contre le refus de transfert du permis de construire initial.

Après que les époux SOTTON aient réglé 40 000 € du montant de la PVR s’élevant à 168 000 €, le solde dû au titre de la PVR a été enfin réglé en septembre 2014.

A ce jour, les travaux de démolition du bâtiment ont débuté et la Commune va pouvoir lancer dès 2017, l’achèvement des travaux de voies et réseaux nécessaires à la desserte correcte de l’ensemble du quartier.

L’issue favorable de ce projet a été fortement soutenue par le Maire et son équipe depuis 2008, afin de privilégier un établissement de soins adaptés à une pathologie préoccupante, qui permettra de créer de nombreux emplois au profit des administrés Tretsois.

Photos : Mairie de Trets et I. Loll